À Propos de Soeur Kasturi

COURTE BIOGRAPHIE

Suivant les instructions de son Guru révéré, Sri Babuji Maharaj, Sœur Kasturi écrivit son autobiographie et la déposa à Ses pieds sacrés. Elle lui signifia humblement que sa vie réelle n’avait commencé qu’au moment de sa rencontre avec Sri Babuji Maharaj et que par conséquent, son autobiographie n’avait aucune pertinence. Malgré tout, nous nous sommes humblement efforcés de présenter cette courte biographie, basée sur son journal intime et sur ses communications avec Sri Babuji Maharaj.

Sœur Kasturi naquit en Inde à Maharajnagar, LakhimpurKheri, dans le district de Kheri en UttarPradesh, le 26 septembre 1926 selon le calendrier grégorien (le 7e jour du mois Aswin, Krishna Paksha). Son grand-père, le Pandit Jaganath Prasad était Superintendant de la police. Il eut trois fils et une fille. Le fils aîné était le Pandit Ram DasChaturvedi; le deuxième fils, le Pandit M.L. Chaturvedi; et le troisième fils, le Pandit DayanandChaturvedi. Sri M.L. Chaturvedi était juge au tribunal de grande instance de Allahabad et Sri DayanandChaturvedi était avocat à Aligarh. Le Pandit Ram DasChaturvedi était avocat; il eut cinq filles et deux fils. Sœur Kasturi était son troisième enfant. Sa mère s’appelait BhagavatiDevi; c’était une femme pleine de vertus et une maîtresse de maison dévouée.

Sœur Kasturi vécut à LakhimpurKheri (UP) jusqu’en 1960 avec sa famille qui s’installa ensuite à Bareilly chez son frère ainé jusqu’en 1965. Son père quitta ce monde le 22 juin 1965 à Bareilly. La famille déménagea alors à Modinagar chez le plus jeune frère de Kasturi et y demeura jusqu’en 1975. La famille s’installa ensuite à Lucknow. Sa mère mourut en 1978 à Lucknow. En 1982, la famille acheta une maison à Lucknow ; Sœur Kasturi demeura dans cette maison avec sa plus jeune sœur, son frère cadet et sa famille, jusqu’en 2012. Elle atteignit le Maha Samadhi (elle quitta ce monde) le 22 février 2012, à Lucknow.

Le père de Sœur Kasturi était un homme religieux. En fait, toute la famille était pieuse. Des saints et des fakirs leur rendaient fréquemment visite. Le père de Sœur Kasturi participait au Satsang avec intérêt. C’était un philanthrope et il rendait de grands services aux gens. Il aidait de nombreux étudiants par des donations en vêtements, en frais de scolarité, en livres etc. Toute la famille était douée pour le chant, l’écriture et la musique; les membres de la famille se réunissaient presque chaque soir pour une session musicale où l’on chantait des bhajan et des kirtan (chants dévotionnels).

Elle termina son instruction secondaire en 1945. Sœur Kasturi était de nature gentille et douce depuis l’enfance et possédait des qualités de sainteté.

Un incident intéressant se produisit avant sa rencontre avec Sri Babuji Maharaj, la Personnalité Divine. Un soir de janvier 1948, alors qu’elle regardait vers le ciel sans pensée particulière, une lumière se répandit soudainement dans le ciel et dans cette lumière, la forme du seigneur Rama apparut. Quelques instants plus tard, cette forme s’évanouit et la forme du seigneur Krichna apparut, puis disparut elle aussi au bout d’un moment, et le mot «Omkar» (le mot Om en Hindi) s’inscrivit. Alors qu’elle regardait la scène, cela aussi s’effaça puis elle vit apparaître une personnalité frêle mais éblouissante, au visage orné d’une belle barbe, resplendissante du rayonnement de l’éclat divin. Elle ne sait combien de temps elle passa à contempler la scène; elle s’y était perdue. Après quelque temps, le ciel reprit son aspect habituel. À partir de ce moment, inconsciemment, dans son for intérieur, Sœur Kasturi se mit à chercher et à attendre la vision de cette forme divine, à nouveau.

Cette nuit-là, elle fit un rêve : elle se tenait avec sa famille devant la porte principale d’un temple dédié à Kali. Sur le perron, une belle personnalité divine portant la barbe, se tenait là avec calme et sérénité. Cette grande personnalité tendit une épée à sœur Kasturi et lui demanda de se couper la tête et de la lui remettre, ce qui était la condition requise pour pénétrer dans le temple. Sans y penser plus avant, elle se coupa la tête, la déposa dans les mains de la personnalité et pénétra dans le temple. Mais il n’y avait aucune idole à l’intérieur. Une atmosphère bienveillante y régnait et sa propre condition était divine, elle aussi. Le rêve s’acheva, mais la scène continua à l’imprégner même après son réveil.

Une grande surprise l’attendait, la soirée suivante, le 3 janvier 1948 : Sri Babuji Maharaj se rendit à leur maison. À sa vue, elle fut frappée d’émerveillement, car c’était la personnalité qui lui était apparue auparavant; sa quête du guide parfait s’achevait. «Oh Babuji, est-ce vous! Je vous ai cherché pendant si longtemps.» s’exclama-t-elle. Et Babuji dit, «Oui, ma fille. Moi aussi, j’étais à votre recherche et maintenant, je vous ai trouvée.» – Ainsi commença la communication entre sœur Kasturi et Sri Babuji Maharaj quand ce dernier la rencontra pour la première fois chez elle. En général, le disciple vient au maître, mais il y a des exemples où le maître vient lui-même à la porte de son disciple spécial. Et ainsi, le voyage spirituel commença. Elle notait ses expériences et en informait Sri Babuji Maharaj dans ses lettres, et dans ses réponses, Sri Babuji la guidait encore plus loin dans sa poursuite spirituelle. Trésor spirituel pour l’humanité, la correspondance de Sri Babuji Maharaj avec sœur Kasturi, a été publiée sous la forme d’un recueil (AnantYatra- Voyage dans l’Infini) en 5 volumes. Elle a aussi écrit plusieurs autres livres. Toutes ses œuvres et tous ses écrits sont basés uniquement sur les expériences divines que Sri Babuji Maharaj lui a conférées.

Son voyage spirituel, sous la direction de Babuji Maharaj, commença dès son premier contact avec lui. Elle réalisa rapidement qu’il était la Personnalité qui était descendue sur terre pour faire évoluer l’humanité, à la demande de la nature. Le 7 novembre 1953, Sri Babuji Maharaj la fit précepteur afin qu’elle guide d’autres abhyasis; elle remplit ce devoir en abandonnant toute chose à Babuji. Elle était engagée dans le travail de la Nature, remplissant les devoirs que Sri Babuji Maharaj lui confiait.

Le 27 octobre 1953, Babuji Maharaj lui conféra la condition spirituelle de sainte, «Sant Gati», et il faisait référence à elle en tant que sainte dans ses communications avec les autres.

Le 29 août 1955, Sri Babuji Maharaj écrivit à sœur Kasturi : «Vous vous êtes dissoute en moi, vous n’êtes plus la Kasturi à qui vos parents ont donné naissance.»

Le 15 septembre 1964, Sri Babuji Maharaj écrivit à sœur Kasturi : «Vous avez atteint la condition Divine». Elle entra dans la Région Centrale le 15 septembre 1967 et pénétra dans la condition de la «Béatitude» le 28 juin 1968. Le 2 mai 1975, elle écrivit à Babuji : «Il me semble que quelqu’un m’a fait traverser l’océan infini (Anant Sagar)».

Babuji Maharaj choisit Sainte Kasturi pour conduire sa recherche spirituelle et lui demanda de noter ses expériences spirituelles et de les publier pour le bien de l’humanité. Dès lors, son stylo ne s’arrêtera plus d’écrire. Les vibrations divines s’écoulaient à travers sa voix comme on peut le constater dans ses chants qui sont empreints de transmission et de conditions spirituelles. Ses chants ont été publiés sous la forme d’un recueil intitulé : «SandhyaGeet», en deux parties. Ses articles ont été compilés et publiés dans un livre intitulé : «AnubhavSarita». Elle a dédié sa vie à guider les abhyasis, et a aussi préparé des précepteurs pour qu’ils donnent une formation pratique aux aspirants (Abhyasis) qui le désirent.

Nous ressentions toujours le reflet de Babuji en elle lorsqu’elle parlait de «Vivre ici, tout en vivant là-haut», ce qui signifie être physiquement présent dans ce monde, tout en recevant pratiquement les instructions du plan divin. Tout comme Babuji Maharaj était un exemple vivant de son Maître Lalaji Maharaj, sœur Kasturi était un monument érigé à la mémoire de Babuji.

Dans un de ses chants, elle dit : «Ô Babuji, celui qui vous approche, obtient la lumière qui le guide sur le chemin spirituel». Dans un autre chant, elle écrivit que chacune des feuilles de l’arbre qui surgira du sol de son corps portera le nom de Sri Babuji Maharaj.

“Tan ki mati se mere vrichh jab ugegi koi,
Pati pati men tera nam pad sakega koi,
Bhakti ke Ras se sabke man pulak se jayenge”

Telle était sa dévotion et son état de dissolution dans Sri Babuji Maharaj